Quoi ? : Cuisine de comptoir - Cocktail bar
Où ? : 29 Rue Glandeves 13001 Marseille
Quand ? : Lun > Ven, 12h00-14h30 / Mer, Jeu, Ven, 19h00-01h00
Combien ? : Entrées-tapas 4 - 11€ / Tartines et croques 11 - 13€ / Desserts à partir de 6€
Transport ? : Métro Vieux-Port
Des Questions ? : 04 91 61 45 95
Un lien ? : Cliquez-ici

Doux retour pour Sweet’s Lady, ancien bar à hôtesses métamorphosé en un véritable bistrot français « années folles » où la cuisine sur le pouce remplace désormais les filles de joie au comptoir.

Pour le père de ce néo-bistrot (et du Burger’s Banquet), Greg Gassa, penser la redynamisation du centre ville de Marseille nécessitait une réappropriation des enseignes vieillissantes qui l’occupaient. Le restaurateur, cherchant sans cesse à concilier authenticité et qualité, a décidé à son niveau de réanimer le cœur de la ville, longtemps irrigué par les nombreux bars à filles qui avaient pignon sur rue quartier Opéra (nb : quand même 3 décennies de règne pour Josie Mattei, tenancière du Sweet’s Lady de l’époque !), et qui s’est retrouvé exsangue une fois ces lieux de charme délaissés.

Il a également pris conscience à regret que le « vrai » bistrot avait lui aussi disparu du pays de l’hyper centre : l’unique repaire où l’on pouvait avaler son croque-monsieur et son œuf dur en vitesse au comptoir, journal sous le nez, avant de filer fissa (nb : à l’origine sous l’occupation de Paris au XIXè, les soldats russes, craignant d’être surpris à boire durant leur service, scandaient bistro au bar : « vite, vite »).

Pour le coup, face à ce double constat, le pari est gagné pour son Sweet’s Lady qui en constitue à lui tout seul la panacée : l’ancien bar à hôtesses de 70m2 a été repensé comme un bistrot « à la française », contribuant à venir réveiller l’attractivité d’antan du coin. Toutefois, ces changements n’ont en rien dénaturé l’ADN de l’ancien bar américain, qui a été rénové de façon à rester « dans son jus ». Ainsi, l’histoire du lieu demeure dans la déco, dont les atours inspirent à la fois l’élégance des années folles et le boudoir burlesque, avec un esprit 70’s notable : miroirs et alcôves, paon naturalisé sur le mur, comptoir et sol en marbre et couvertures vintage de LUI « le magazine de l’homme moderne ».

Pour d’autres plaisirs « non coupables », lumière sur le Garde Manger : une cuisine de comptoir « maison » offrant une juste combinaison de produits frais et de qualité. A l’ardoise, une ribambelle de petits plats dont la simple évocation semble aussi alléchante que saine. La promesse d’extase se retrouve en effet en bouche : le fondant de la pancetta de Noir de Bigorre, l’acidité sucrée de l’antipasti de fleurs de courgettes / brocchiu, le doux-amer des artichauts violets coupés en lamelles / céleri / parmigiano grana croquant avec un filet d’huile d’olive… De même pour les saveurs qui se déclinent en tartines, telles que la généreuse tartine Saumon gravlax et la gourmande Bœuf / mayo, ou encore le très goûtu Croque de jambon truffé (une sacré régression, on oublie tout !).
On entend des « Ooooh, c’est beauuu ! », des « Mmh, délicieux ! » ou encore des « Roh, allez un p’tit dessert… » (et la tentation vaut le coup d’être sautée : de la salade de fraises fraîches au fondant chocolaté / crème fouettée maison, on peut dire que le goût reste là).

Last but not least. Pour le soir, inspiré du mythique Harry’s Bar parisien, premier bar à cocktails « à l’américaine » né en 1923, Greg a souhaité recréer une ambiance lounge et cosy dans son salon feutré tout de velours vêtu, avec des cocktails classiques (ceux du Harry’s of course) et long drinks premium (Monty 47 pour le gin, War vodka, etc.).

 

Le Petit Plus : anniversaire, EVJF ou EVG, pot de départ… ? Que vous soyez 15, 35, ou même 40 convives, Sweet’s Lady se plie à vos moindres souhaits et vous offre de privatiser (ou semi-privatiser) les lieux pour votre événement, avec des formules sur-mesure…

 

(C.E.)