Quoi ? : Café - Bistrot
Où ? : 2 Rue des Récolettes 13001 Marseille
Quand ? : Lundi au samedi de 7h à 22h
Combien ? : Petit déjeuner avec jus d'orange frais : 6 € / Salades 12 € / Plat du jour 12-14 € / Cockait P'tit Louis 6 €
Transport ? : M2 et T2 Noailles
Des Questions ? : 04 91 54 02 74
Un lien ? : Cliquez-ici

Au pied de la superbe façade Empire de l’hôtel Saint Louis, une petite brasserie remet le couvert dans la pure tradition des bistrots d'antan. De la gouaille à Noailles !

Dans l’escalier qui mène à la cave à vins, les photos anciennes rappellent le passé glorieux du cours Belsunce, du cours Saint Louis et du quartier de Noailles, le ventre de Marseille, dans lequel subsistent les plus anciens commerces de la ville, avant que celui-ci tombe pendant des décennies dans une désolante déshérence. Fort heureusement la reconquête de ce noble territoire s’organise, sans renier sa cosmopolite et populaire géographie. Les pas de portes refleurissent à l’image du Petit Saint Louis, un bistrot parigot venu prendre le soleil. Ah les poireaux vinaigrette, les œufs mimosa, le tartare au couteau, la purée maison et la poire belle Hélène ! Autant de spécialités de patrimoine culinaire français qui faillirent bien passer à trépas balayé par la kebab, sushi puis burger mania. C’était sans compter le retour en force de la bistronomie ! De son autre établissement (la Caravelle) Yona Etienne a fait descendre une bonne partie de son équipe pour vous proposer tout au long de la journée – youpi un service continu qui permet de se restaurer en planche, sandwiches et croque-monsieur Poilâne tout au long de la journée – une cuisine maison alignant les classiques de la brasserie avec uniquement des produits frais. L’aménagement aussi respecte les codes avec des tables et chaises bistrot, des banquettes de moleskine rouge et un long comptoir où l’on pourra consommer son petit ballon avec son œuf dur ou bien un cocktail signature en fin de journée en écoutant les playlists jazzy du Couturier musical jusque dans les toilettes pour une mélodie en sous-sol. Du chêne brut sur les murs et d’immenses miroirs et au sol le fameux terrazzo (mélange de marbre italien) refait à l’identique, tandis que la voûte de pierres au dessus de la cuisine semi-ouverte signale le caractère très ancien de l’édifice. Ici comme partout dans le quartier ça s’agite et ça brasse mais de petites alcôves avec des fauteuils clubs et jolie tables basses aux facettes miroir procurent un semblant d’intimité pour conter fleurette ou siroter son américano. Ce Petit Saint Louis a tout pour devenir un grand. (EF)